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Pourquoi ce titre : Au Souffle du Concile
Présentation officielle du single Au Souffle du Concile
Dans la foi catholique, le « souffle » évoque la force invisible qui donne vie et qui porte l’Église en avant. C’est l’Esprit Saint — le Ruah en hébreu — qui inspire, éclaire et accompagne les croyants. Ce souffle est une invitation à accueillir la nouveauté, à se laisser guider et à marcher ensemble dans l’espérance.
« Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de quiconque est né de l’Esprit. » (Jean 3,8)
« Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous rétablirai dans votre pays, et vous saurez que moi, le Seigneur, j’ai parlé et j’agirai. » (Ézéchiel 37,14)
Dans la tradition chrétienne, ces paroles de l’Écriture révèlent que le souffle de Dieu n’est pas seulement une force intérieure : il est un dynamisme qui guide l’Église dans ses renouvellements. C’est ce même Esprit qui a inspiré le Concile Vatican II — une grande assemblée mondiale de l’Église catholique (1962‑1965) — convoquée pour raviver la foi, renouveler la mission et ouvrir l’Église au dialogue avec le monde.
Au souffle du Concile puise son inspiration dans l’élan spirituel, pastoral et missionnaire né du Concile Vatican II (1962‑1965). Ce Concile a insufflé un vent de renouveau dans l’Église, l’invitant à s’ouvrir au monde, à dialoguer avec les cultures, à moderniser sa vie liturgique et à concevoir la mission comme une assistance fraternelle entre Églises locales. Une attention particulière fut également portée à la contribution de l’Église au développement humain et social, dimension essentielle de la mission en Afrique (1).
C’est dans ce contexte conciliaire qu’eut lieu une rencontre décisive : Son Excellence Mgr Jean Zoa, alors archevêque de Yaoundé (Cameroun), rencontra le Révérend Père Omer Degrijse, Supérieur général de la Congrégation CICM (1961‑1967). Au cours de leur échange, Mgr Zoa sollicita officiellement l’assistance des missionnaires CICM pour son diocèse (2). De cette conversation naquit une intuition prophétique : confier à des Africains la mission d’évangéliser l’Afrique.
Dans la dynamique du Concile, cette vision prit forme avec la fondation de la mission indépendante du Cameroun en 1966, pensée selon le modèle conciliaire : une mission vécue dans la collaboration, le soutien mutuel et l’inculturation. À partir de ce noyau, la présence CICM s’étendit progressivement au Sénégal, au Tchad et à la Centrafrique, témoignant de la vitalité d’une mission portée par les peuples eux‑mêmes.
Le single Au souffle du Concile célèbre ainsi deux jubilés majeurs :
- 60 ans de mission CICM au Cameroun
- 50 ans de mission CICM au Sénégal
À travers ce chant, Hervé Kuafa fait résonner le souffle conciliaire qui continue d’animer la mission aujourd’hui : un souffle de communion, de fraternité, d’ouverture et de confiance dans la capacité des communautés africaines à porter la lumière de l’Évangile. Au souffle du Concile devient un hommage à cette histoire, à ces intuitions fondatrices et à la dynamique missionnaire qui se poursuit, vivante et féconde, au cœur des Églises d’Afrique.
P. Hervé Kuafa Lontsi, CICM
Date: 06 août 2026
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Sources:
(1). cf. Concile Vatican II, Lumen Gentium. Constitution dogmatique sur l’Église, 21 novembre 1964, §§4, 17 ; Ad Gentes. Décret sur l’activité missionnaire de l’Église, 7 décembre 1965, §§2, 6, 20 ; Gaudium et Spes. Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965, §§1, 4, 26, 90.
Textes disponibles dans : Acta Synodalia Sacrosancti Concilii Oecumenici Vaticani II ; voir également l’édition officielle : Constitutiones, Decreta, Declarationes, Libreria Editrice Vaticana.
(2). cf. D. Verhelst et H. Daniels , Scheut, hier et aujourd’hui 1862-1982…, p. 404.
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Le « petit chant » : vivre l’espérance au quotidien Il existe des chants qui ne cherchent pas à impressionner, mais simplement à exprimer ce qui habite le cœur. Karl Rahner appelait cela le « petit chant » : une mélodie humble, parfois sifflée ou fredonnée, qui devient prière et respiration de l’âme. « Il faut qu’il y ait le petit chant qu’on se répète doucement ou qu’on se sifflote dans la vie quotidienne, la mélodie personnelle qui, tel l’écho de la coquille qu’est le cœur, pénètre l’esprit et le sentiment… » (Rahner). Mon chant Clothe Us, Lord, composé de seulement trente mots, s’inscrit dans cette logique. Sa simplicité permet à chacun d’y entrer sans effort, comme une prière spontanée : Clothe us, Lord, in the garment of Your feast Ce chant n’a pas été écrit pour être une « grande musique », mais pour être un espace de foi partagé. Et pourtant, il a trouvé un écho inattendu, comme si la simplicité ouvrait un chemin direct vers le cœur. En cette année jubilaire, où l’Église célèbre l’espérance dans la dynamique de la synodalité, le « petit chant » prend une résonance particulière. Il peut être vu comme le chant synodal par excellence : une mélodie humble qui unit les voix, soutient le courage et garde vivante l’espérance au cœur de la vie ordinaire. La foi ne se vit pas seulement dans l’extraordinaire, mais dans ces gestes simples, ces mots discrets, ces chants murmurés qui deviennent prière. Le « petit chant » nous rappelle que Dieu se laisse rencontrer dans l’ordinaire, et qu’il suffit parfois d’une mélodie fragile pour dire l’espérance et marcher ensemble. Fr. Hervé Kuafa Lontsi, CICM Date: 26 septembre 2025 |
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There are songs that do not seek to impress, but simply to express what dwells in the heart. Karl Rahner called this the “little song”: a humble melody, sometimes whistled or softly hummed, that becomes prayer and the soul’s own breath. “There must be the little song that one repeats quietly or whistles in daily life, the personal melody which, like the echo of the shell that is the heart, penetrates the mind and the feeling, and which serves to say explicitly to oneself, and then to the mystery of one’s own existence, called God, one’s own nature in all its dimensions, even the highest, so that one does not suffocate by locking oneself in silence.” (Rahner) My song Clothe Us, Lord, composed of only thirty words, belongs to this same spirit. Its simplicity allows anyone to enter it without effort, as if it were a spontaneous prayer: Clothe us, Lord, in the garment of Your feast This song was not written to be “great music,” but to be a shared space of faith. And yet, it has found an unexpected echo, as if simplicity itself opened a direct path to the heart. In this Jubilee year, when the Church celebrates hope in the spirit of synodality, the “little song” takes on a special resonance. It can be seen as the synodal song par excellence: a humble melody that unites voices, sustains courage, and keeps hope alive in the midst of ordinary life. Faith is not lived only in the extraordinary, but also in these simple gestures, these quiet words, these whispered songs that become prayer. The “little song” reminds us that God allows Himself to be encountered in the ordinary, and that sometimes a fragile melody is enough to carry hope and help us walk together.
Fr. Hervé Kuafa Lontsi, CICM Date: September 26, 2025 |